Le Retail textile ne vit pas une simple évolution, mais plutôt une bascule historique.

Pendant longtemps, les enseignes françaises ont suivi le mouvement mondial du textile.

Dès les années 1980-1990, elles ont commencé à s’approvisionner en Chine. Kiabi, Camaïeu, La Halle, Etam, Jennyfer… toutes cherchaient la même équation : produire moins cher, sécuriser des volumes, augmenter les marges dans un marché de masse.

 Dès les années 1980-1990, elles ont commencé à s’approvisionner en Chine. Kiabi, Camaïeu, La Halle, Etam, Jennyfer… toutes cherchaient la même équation : produire moins cher, sécuriser des volumes, augmenter les marges dans un marché de masse.

Puis, dans les années 1990 à 2000, le phénomène s’amplifie : production délocalisée en Chine, Bangladesh, Asie du Sud-Est, centralisation des approvisionnements pour le marché européen. Les marques françaises abandonnent progressivement le “Made in Europe” au profit d’un sourcing globalisé.

C’est dans ce contexte que ZARA a bouleversé les règles.
Dans les années 2000, le modèle “fast fashion” révolutionne l’industrie en imposant des cycles de production ultra-rapides, des micro-collections inspirées de la haute couture et un réassort permanent. Zara incarne cette tendance en misant sur la rapidité, le volume et le renouvellement constant de ses collections.

Puis SHEIN est arrivé.
Un modèle 100 % digital, sans magasins (ou très limité), sans limite géographique. SHEIN n’est pas une marque : c’est une interface alimentée par la data et la vitesse. Là où Zara produit rapidement, SHEIN produit presque instantanément. Et là où H&M proposait 20 000 références, SHEIN en propose plus d’un million sur un seul écran. Shein = l’obsession du “tout tout de suite à bas prix”.

Comment le retail français tente de contre-attaquer ?
Le retail français change donc de terrain.
Promod transforme ses invendus en ateliers et co-création.
Kiabi construit un écosystème circulaire : seconde main, retouche, revente, recyclage.
Gémo utilise la data de vie plutôt que la data de clic. Ce modèle ne repose plus uniquement sur le prix.
Le retail français joue désormais sur un autre tableau : celui du magasin physique avec lien humain, la réutilisation / recyclage, de la relation forte plutôt que de la seule transaction instantanée.
Bref le retail français tente autre chose : redevenir utile.

Rappelons que le Barter s’inscrit dans une logique RSE et d’économie circulaire. Il apporte des solutions pour : revaloriser des stocks, écouler les produits invendus, éviter les destructions, financer des campagnes de communication.

 

Une étude de marché rapporte que le marché mondial de l’“ultra-fast fashion” était estimé à 37,3 milliards USD en 2023, avec un taux de croissance annuel prévu très élevé (CAGR ~30 %) jusqu’en 2033, ce qui témoigne d’une expansion forte et donc d’une multiplication probable d’acteurs dans ce segment.

(source Market Research juillet 2024)

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