a quelques années, la question était : comment développer le réemploi des équipements sportifs ?
En 2026, la question est devenue plus compliquée : que faire des stocks qui ne peuvent pas être revendus en seconde main ?
La filière des Articles de Sport et de Loisirs (ASL), créée dans le cadre de la loi AGEC, continue de se structurer. Plus de 115 000 tonnes d’articles sont mises chaque année sur le marché français. Pourtant, seule une partie est aujourd’hui collectée, réemployée ou recyclée (3 700 t. ont déjà été réemployées)
Une progression réelle, mais qui montre aussi l’ampleur du défi restant à relever.
Depuis longtemps, des pionniers comme Décathlon ont démontré que la seconde main pouvait devenir un modèle économique à part entière. Les recycleries sportives, les plateformes spécialisées et les acteurs de l’économie sociale et solidaire ont également permis à des milliers d’équipements de retrouver un usage.
Mais la réalité des stocks est plus nuancée. : Entre les fins de série, les changements de collections, les surstocks saisonniers, les produits d’exposition, les références obsolètes ou les conditionnements incomplets, une partie importante des marchandises reste difficile à réinjecter dans les circuits traditionnels.
Or, lorsque ces produits ne trouvent pas de débouchés :
- ils immobilisent de la trésorerie
- ils occupent des surfaces logistiques (qui coutent cher) ;
- ils dégradent les indicateurs environnementaux
- ils finissent parfois détruits alors qu’ils conservent une valeur d’usage.
Face à cela, les marques disposent aujourd’hui de plusieurs leviers :
- Développer leurs propres filières de seconde main
- Travailler avec des marketplaces spécialisées ou des réseaux associatifs
- Organiser des opérations de déstockage ciblées
- Et recourir au Barter.
Le Barter permet d’utiliser les mêmes mécanismes de revente des surstocks tout en revalorisant significativement leur valeur. Là où les soldeurs achètent souvent avec des décotes importantes, le modèle Barter permet aux marques de céder leurs stocks à une valeur supérieure et de récupérer, en contrepartie, des crédits utilisables pour financer tout ou partie de leurs campagnes de communication dans les médias.
Autrement dit, un stock dormant peut devenir du budget marketing .
Cette approche répond à un double enjeu :
- réduire les volumes de produits immobilisés ;
- financer sa visibilité sans solliciter davantage sa trésorerie.
L’idée n’est pas de concurrencer le réemploi ou la seconde main, Au contraire !
Les politiques RSE les plus mures combinent aujourd’hui plusieurs solutions selon la nature des produits et leur potentiel de valorisation.











