Que font les distributeurs d’équipements sportifs de leurs stocks ?

Chaque année, 100 000 tonnes d’équipements sportifs sont jetés. Selon l’ADEME, 50% pourraient être réemployés !

Vous faites peut-être partie des 80% des français qui font confiance à Decathlon comme compagnon de sport. Et bien l’enseigne Decathlon est précurseur dans le domaine de l’occasion, grâce à son initiative du « Trocathlon » lancée en 1986 (oui, 1986 !). Depuis, de nombreuses marques ont mis en place des circuits de revente d’articles de “seconde main”, issus d’opérations de rachat aux clients, de stocks de produits d’expositions et d’invendus.
En France de nombreux acteurs, toutes gérées par des associations, collectent, reconditionnent et remettent en circulation des équipements sportifs. Comme le collectif d’indépendant·e·s au service des acteurs de la seconde main, du reconditionné ou de l’upcycling ou même les huit boutiques du réseau Recyclerie Sportive qui maillent le territoire national.
En sachant que depuis janvier 2022, toutes les marques d’équipements sportifs sont tenues d’adhérer à un éco-organisme, dans le cadre de la Responsabilité Élargie du Producteur. L’éco-organisme référent pour structurer le réemploi de la filière Sport & articles de loisirs est Ecologic.

Ainsi, face à ce gaspillage, plusieurs options s’offrent aux marques de sport et aux revendeurs multi-marques :

  • Ouvrir un corner dédié à la seconde main en boutique, et/ou un site dédié. C’est le choix de Decathlon.
  • Faire don des stocks d’articles à réemployer à des associations locales (Mais attention les dons sont plafonnés)
  • Établir un partenariat avec une marketplace pour revendre les articles, parfois au profit d’une association. C’est l’option retenue par Zag pour les skis.
  • Passer par des soldeurs. Mais c’est alors accepter de revendre à prix très bas et ces géants n’achètent que du neuf !
  • Faire des opérations de Barter. Dans son principe, le barter propose à ses clients de prendre en charge de manière complète la logistique d’invendus pour solutionner les problématiques de stocks. Et ce aussi bien dans les entrepôts ou sur les réseaux de distribution. Le barter va permettre de revaloriser financièrement des stocks dépréciés, de gonfler la présence de la marque en publicité sans solliciter de trésorerie. Ainsi, TEC et ses processus Barter répondent aux exigences commerciales et opérationnelles, et renforcent la politique RSE. Les produits trouvent une nouvelle vie et sont revalorisés.

Il faut imaginer que la mise en place de circuits de revente en seconde main ne doit pas encourager les marques à rester dans un schéma de production linéaire. Produire moins reste la solution la plus efficace pour contribuer à réduire l’empreinte carbone globale.

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